L'Abbaye de Daoulas

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L’abbaye est à 7 kilomètres d’ici. Chaque année, il y a une exposition à thème de haut niveau dont vous aurez peut être entendu parler sur France-Inter. Les expositions sont nées de l’impulsion de Michel le Bris, le créateur du festival Etonnants Voyageurs à Saint Malo. Vous verrez, dans ces expositions, des pièces authentiques et rares venant des musées du monde entier. Ces expositions, en particulier, interpellent le visiteur en mettant en question nos schémas habituels de pensée, voire les fondements même de notre pensée. Je me souviens d’une exposition sur le monde féerique, en sortant de la, j’avais l’idée, si ce n’est la conviction, que le monde des fées était plus réel que le monde de Descartes.
Il y a aussi, en plus d’un parc, un très intéressant jardin médicinal soigneusement entretenu.
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En l'an 550...
Le seigneur du Faou tue deux abbés, Tadecq et Judulus. Pour expier son double crime, il fait bâtir, à l'endroit du meurtre, un monastère. Ce monastère primitif aurait été détruit ou abandonné lors des invasions Normandes. Légende ou réalité ? ...

XIIè siècle
Les premiers documents connus datent du XIIè siècle. A cette époque, Guyomarch vicomte de Léon et Nobile son épouse, fondent l'abbaye en l'honneur de Notre-Dame. Ils y établissent les chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin et dotent l'abbaye de revenus importants : terres, dîme, moulins, biens en nature. A cette fondation la•que s'ajoute une fondation religieuse due à l'évêque de Quimper, Geoffroy (1168 -1186); elle consiste en prébendes et autres bénéfices.

1130 à 1598
Quatre siècles durant, de 1130 à 1598, vingt-quatre abbés réguliers se succédèrent à l'administration de l'abbaye. Certains font oeuvre de bâtisseur, marquant indéniablement de leur empreinte l'aménagement du monastère : Jean Guérault (1352 - 1398), Guiomarch Maufuric de Lezuzan (1441 - 1452), Olivier du Chastel (1532 - 1550), Jean Prédour (1550 - 1573), René du Lou‘t (1581 - 1598).

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1600 à 1692
A partir de 1600 et jusqu'en 1692, des abbés commendataires, tel Charles Maurice Le Tellier frère cadet de Louvois, administrent le domaine. Ils en perçoivent les bénéfices sans être astreints à y résider. Ce régime affaiblit considérablement l'abbaye
Le 5 avril 1692, Louis XIV scelle son union au séminaire des aumôniers de la marine de Brest dirigé par les Jésuites. Elle dure jusqu'en 1771 date de la suppression du séminaire. Dès lors, l'abbaye s'oriente inéluctablement sur la voie du déclin.

1790
 l'office canonial est supprimé. L'église abbatiale devient église paroissiale.

1792,
Le 12 juillet 1792, les bâtiments sont vendus ; ils tombent dans le domaine privé. Cinq familles de propriétaires se succéderont jusqu'en 1947.

1800,
Effaçant à jamais les traces d'un riche passé, les vieilles pierres du cloître sont dispersées. Certains corps de bâtiments sont détruits, d'autres s'ouvrent à une nouvelle affectation et sont rendus habitables.

1880
Le nouveau propriétaire, avec le concours de l'architecte diocésain J. Bigot, entreprend la restauration de l'abbaye et notamment celle du cloître roman dont il ne reste que trois côtés.

1947
le Congrégation des Soeurs Francisquaines de Blois achète le domaine, leur clinique située à Brest ayant été détruite. Elles y installent tout d'abord une école primaire, puis en 1960, une maison de repos.

1984
la Communauté décide de vendre le domaine. Le Conseil Général du Finistère en est l'acquéreur ; il confie la gestion et l'animation de cette ancienne abbaye à une association de droit privé.



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Un jardin Botanique ouvert sur le monde
DaoulasAbbayLiorzou.jpgLe premier jardin, conçu il y a une quinzaine d'années, avait déjà permis, à partir de ses semences, d'aider à la création de jardins médicinaux spécifiques en Amérique centrale. Il s'inscrivait dans une thématique conforme à l'identité du lieu. En effet, à l'origine, dans les jardins d'abbaye, les moines cultivaient de nombreuses plantes à des fins utilitaires, scientifiques et spirituelles.

Le nouveau jardin, remodelé et étendu, est structuré selon le style des jardins d'abbayes, couvents et monastères du Moyen-åge et de la Renaissance. Aux plantes habituelles, médicinales, condimentaires et aromatiques s'ajoutent, dans un espace spécifique, des plantes exotiques, magiques, en voie de disparition ; l'extension du jardin se prolonge dans le cloître qui reçoit une ornementation sobre de buis et fougères propre à ce lieu et dans les ruines des communs dont les structures mises au jour lors des fouilles archéologiques sont animées par des espèces végétales.

Jardin esthétique à l'origine, il bénéficie aujourd'hui d'une reconnaissance scientifique et du soutien du Conservatoire Botanique National de Brest, de la faculté de pharmacie de Lille et de la Société Française d'Ethnopharmacologie de Metz.

Dans l'esprit de cette nouvelle conception, il s'agit de dépasser la simple exposition de plantes pour s'ouvrir sur la place du végétal dans notre société et en particulier son utilisation rationalisée dans le cadre de la santé. De plus, les collaborations que nous avons établies avec des spécialistes des plantes (ethnopharmacologue, laboratoire d'homéopathie...) vont permettre une vulgarisation et une diffusion des informations. Il sera aussi un lieu d'échanges s'adressant aux particuliers ou aux professionnels à la recherche de savoirs et de compétences en matière de plantes médicinales, afin de répondre à une demande locale et internationale croissante.