| L'île d'Ouessant |
![]() L’île de Ouessant est une des destinations favorites de nos visiteurs. L’embarcadère pour le départ de Brest est à 25 minutes d’ici. Il faut prendre le premier bateau, à 8 heures et demie à Brest, et revenir le soir avec le dernier bateau à Ouessant. On vous prépare le petit déjeuner pour 7 heures et demie. La promenade en mer est inoubliable pourvu que vous soyez en mesure d’apprécier les paysages marins depuis la mer. Ils sont exceptionnels et très variés. La mer déjà, avec les eaux de la rade, celles du goulet de Brest, celles de l’ouverture sur l’océan, celles du chenal du Four quand on a viré la tourelle rouge des Moines (à moins que le bateau ne passe entre la pointe saint Mathieu et cette tourelle), puis celles de l’archipel de Molène et enfin les eaux redoutables du chenal du Fromveur… La terre aussi, chargée d’Histoire, le port de commerce, de guerre, les fortifications dans le goulet, les phares et nombreuses balises, le chenal du Four, les îles, la multitude de roches, et enfin le port du Stiff… C’est un spectacle permanent et il convient de partir de Brest pour pleinement l’apprécier, de préférence quand la mer est plate bien sûr. La traversée dure environ 2 heures et demie et il y a une escale au Conquet. L’île, qui se présente au voyageur comme un plateau, se signale de loin par une haute tour située à proximité du phare du Stiff. A la fin du 19ème siècle, de nombreux artistes sont séduits par cette île, qui de par son éloignement de la terre, la beauté rude de ses paysages, son histoire liée aux aventures de la mer et à ses traditions, en font une source d’inspirations artistiques en tous genres. Le phare du Créac'h Dans son roman - La Mer - Bernhard Kellermann qui séjourne à Ouessant en 1907 décrit les paysages de la Pointe de Pern. Il évoque -comme l’a rapporté le peintre Jacques BUREL- « le fourmillement d’images, de bruits et d’odeurs, le vent qui vous empoigne, la mer qui tonne et vous oubliez tout le reste. Le temps a disparu ! » Moulin de Gouzoul (vers le Créac'h)Jacques BUREL a d’ailleurs dressé d’Ouessant « Le Portrait d’une île éternelle » et ses dessins illustrent les gestes des champs, les détails d’un moulin, d’une façade… « Ici -dit-il- Tout donc me paraissait beau, à la fois nouveau et antique, en tout cas précieux et à noter de toute urgence comme tout ce qui est menacé. ». ![]() Depuis 1954, des centaines d’ornithologues organisent sur l’île des stages avec une approche de la protection de la nature. Les politiques de protection des espèces animales et végétales ont largement porté leur fruit. Actuellement chaque année, quelque 10 000 touristes, attirés par les richesses d’Ouessant, foulent la pelouse littorale usée par le piétinement et découvrent un espace légendaire ; ici tout rappelle que les hommes n’ont jamais négligé l’île, les moulins, les traditions, les muretins constituant un rempart rustique contre les assauts du vent. Points panoramiques de l’île La découverte de l’île permet d’observer de vastes secteurs de végétation aux couleurs riches et variées. L’ajonc et la bruyère règnent désormais en maître depuis les années 1950 suite au déclin de l’activité agricole. La croix de Saint Paul Les différents points panoramiques, au départ de Lampaul
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