Camaret Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Venez à la rencontre du passé de Camaret : la tour Vauban et la Chapelle Rocamadour vous livrent des siècles d’histoire, les vieilles coques du sillon vous narrent l’histoire de la pêche au large, quant aux mégalithes (menhirs) de Lagatjar, ils vous ramènent à vos racines.

La Chapelle Notre Dame de Rocamadour
Rocamadour2.jpgLa Chapelle actuelle a été construite de 1610 à 1683 en pierre jaune de Logonna.
Grâce aux inscriptions encastrées sur la pierre en granit noir dans le mur à gauche de l'entrée, on constate qu'une précédente chapelle a été édifiée en 1527. On peut en effet y lire : "L'an 1527 fut fondé la chapelle Nre Dae Roc."
Divers documents attestent d’une présence bien plus ancienne d’une chapelle en 1373 et même en 1183 : date à laquelle fut fondée la chapelle en l’honneur de Notre Dame de Rocamadour.
A son retour d’un pèlerinage à Rocamadour, l’Abbé de Daoulas y édifia cette chapelle afin de permettre aux pèlerins nordiques qui faisaient escale à Camaret sur le chemin de retour d’y trouver un abri.
Une légende raconte que son clocher aurait été décapité par un boulet lors de la bataille de Trez Rouz en 1694 et que "Notre Dame de Rocamadour" renvoya le boulet qui coula le vaisseau coupable.
Détruite par un incendie en 1910, elle a été restaurée dans son aspect primitif. 

La Tour Vauban
tour_vauban.jpg"Gardienne du littoral de l'Armorique", la Tour Vauban fait partie du réseau des sites majeurs Vauban candidats à l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO. La situation géographique de Camaret/Mer en a fait de tout temps un port d'escale, abri sûr pour les marins et un enjeu important au plan militaire pour la défense du Pays du fait de sa position stratégique à l'entrée de la rade de Brest. A la fin du 17ème siècle, en guerre contre l'Angleterre et la Hollande, Louis XIV, craignant une action maritime ennemie contre le grand port militaire de Brest, dépêche Vauban en Bretagne en vue de fortifier l'ensemble de la rade. Vauban entreprend alors la réalisation d'une impressionnante série de fortifications : construction de batteries de part et d'autres du Goulet (la batterie de Cornouaille et le fort de Mengant, les batteries de Bertheaume et de Camaret avec la Tour du Sillon de Camaret /Mer). La construction de la Tour, dont le projet est décidé par Vauban dés 1689 commence en 1693 et s'achève en 1696. Les onze pièces d’artillerie de la batterie basse croisaient leurs feux avec ceux de la pointe du Gouin, des lignes primitives de Quélern et des nombreuses batteries côtières… La tour et sa batterie étaient destinées à protéger le mouillage de l’anse de Camaret et l’accès au port militaire de Brest. La preuve de sa nécessité et de son efficacité a été faite dés 1694. En effet alors qu’elle n’était pas encore achevée, elle a du faire face à l’attaque d’une expédition anglo-hollandaise le 18 juin 1694 qui s’apprêtait à envahir la Bretagne. Mais avec ses seuls 9 canons de 24 livres de balles et 3 mortiers de fer de 12 pouces, elle défend bien le port et les chaloupes ennemis débarquant sur la grève de Trez Rouz sont aussitôt attaqués par les miliciens et les soldats prévenus de l’attaque. Les assaillants en déroute ne peuvent rembarquer car, la mer baissant, leurs chaloupes se sont échouées. L’ennemi doit virer de bord laissant derrière lui de lourdes pertes. Pour commémorer ce haut fait Louis XIV fait graver deux inscriptions : une médaille sur laquelle on peut lire la devise de Camaret-sur-Mer : « Custos orae Aremoricae » (Gardienne du Littoral de l'Armorique) et aussi « Anglis et Batavis caesis et fugatis 1694 » (« Anglais et Hollandais taillés en pièces et mis en fuite 1694 »). Depuis 2 ans la Tour Vauban fait partie du Réseau des Sites Majeurs de Vauban en vue d’une inscription de l’œuvre de Vauban, avec 14 autres sites, au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette candidature a pour objet la reconnaissance du génie bâtisseur de Vauban, mais aussi de ses qualités d’humaniste, attentionné à la préservation de la vie de ses soldats, soucieux d’urbanisme comme en témoignent nombre de villes nouvelles conçues par Vauban au sein de ses enceintes fortifiées.

Les alignements mégalithiques de Lagatjar
lagadjar.jpgSur les hauteurs de Camaret, sanctuaire à la pointe extrême du continent, les alignements mégalithiques de Lagatjar seraient réduits aujourd’hui au nombre d’environ 80 menhirs. En 1776 on en comptait presque 600, Camaret semblant être, environ 2500 ans avant J.-C., un important centre religieux ! Ce qui confirme l’existence de grands alignements semblables à ceux de Carnac dans la Presqu’île de Crozon . En 1883 il n’en restait déjà plus qu’une centaine alors que la décision était prise de classer le site « Monuments Historiques ». La restauration du site commence en 1928 avec le redressement de nombreux menhirs. C’est St Pol Roux lui même qui prononce le discours d’inauguration du redressement des pierres qui constituent l’alignement : « …ces pierres forment pour moi, solitaire de Lagatjar et leur voisin immédiat depuis un quart de siècle, un clavier gigantesque où la touche noire de l’ombre s’exprime en mineur et la touche blanche de la lumière en majeur… »

Les ruines du Manoir de Saint Pol Roux
Saint_Pol_roux.jpgLes ruines du Manoir de Saint Pol Roux ou Manoir de Coecilian dominent la plage de Pen Hat et ses falaises. Saint Pol Roux, né en 1861, décide de quitter le milieu littéraire parisien auquel il appartient et après d’autres régions s’installe en 1892 à Roscanvel afin de poursuivre son œuvre en solitaire. En 1903 il vient s’installer à Camaret dans un endroit qui interpelle par son calme, son paysage grandiose, et une intense sensation d’infini qui inspire sa créativité. Saint Pol Roux, considéré comme un visionnaire, fut le premier baroque moderne. En 1910 il organise une collecte de fonds pour reconstruire la chapelle. Mais le 23 juin 1940, les allemands envahissent la Presqu’ile, en se présentant en manoir, des soldats tuent la gouvernante, blessent Saint Pol Roux et sa fille Divine. Hospitalisé à Brest, lorsqu’il rentre quelques semaines plus tard, sa demeure a été pillée et des manuscrits en partie détruits, de désespoir, il meurt le 18 octobre 1940, il allait avoir 80 ans. Le Manoir sera détruit par l’aviation Britannique.










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A l'intérieur de la chapelle de Rocamadour vous pouvez remarquer ces magnifiques bateaux suspendus au plafond en bois.
La porte d'entrée est de style gothique flamboyant.
 




 
 
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